PORTRAIT

Paul Verhoeven préside la Berlinale

Art, commerce et polémique
Metropolis ZDF Porträt:  Paul Verhoeven
Portrait : Paul Verhoeven Portrait : Paul Verhoeven Portrait :  Paul Verhoeven

Portrait : Paul Verhoeven

Paul Verhoeven estime que la Berlinale a fait un choix osé en lui confiant les rênes de l’édition 2017 du festival. Une chose est sûre, en près de 50 ans de carrière, le Néerlandais a régulièrement polarisé l’opinion par des œuvres dont le sexe et la violence constituent le fil rouge. Le cinéaste entend dévoiler l’essence brute de l’âme humaine et refuse de censurer sa vision personnelle. Une démarche qui lui a valu beaucoup de succès de part et d’autre de l’Atlantique.

Paul Verhoeven débute sa carrière aux Pays-Bas, où il rencontre un succès commercial certain dès les années 1970, avant de partir pour Hollywood en 1985. Des films d’action cultes comme RoboCop ou Total Recall le hissent au rang de maître de la science-fiction. La consécration internationale lui sera apportée par le thriller Basic Instinct.
Mais si Hollywood célèbre avec éclat les succès, elle est impitoyable face aux échecs.
En 1995, Showgirls est boudé du public. Même si d’autres œuvres du Néerlandais sont devenues des films cultes, il a du mal à monter de nouveaux projets. De plus, après une vingtaine d’années passées à Los Angeles, Paul Verhoeven se languit de la liberté et de la créativité propres au cinéma européen ; et il se consacre de plus en plus à l’écriture.
Elle, sacré meilleur film étranger aux Golden Globes, marque son grand retour derrière la caméra.

Metropolis devise avec le cinéaste dans sa maison de L.A.

Jan Tussing / Mariana Schneider

Sharon Stone in Basic Instinct
Sharon Stone in Basic Instinct © M. Schneider, J. Tussing _photographed by Westend