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Las Palmas de Gran Canaria

Xénophobie et intolérance zéro
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Dossier métropole : Las Palmas de Grand Canaria Les Canaries étaient vantées dans l'Antiquité comme les îles des Bienheureux. Dossier métropole : Las Palmas de Grand Canaria

Dossier métropole : Las Palmas de Grand Canaria

Les Canaries étaient vantées dans l'Antiquité comme les îles des Bienheureux.

Les Canaries étaient vantées dans l'Antiquité comme les îles des Bienheureux. La Grande Canarie a plus que du soleil, du sable et un tourisme de masse à offrir. La scène culturelle de Las Palmas, la capitale, vit pleinement son rêve multi-ethnique, ce même rêve auquel l’Europe semble avoir renoncé.

Metropolis s’envole pour Las Palmas de Gran Canaria, dont le centre historique est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco et qui compte près de 400 000 habitants originaires de plus de 40 pays. Inspiré par le cosmopolitisme de la métropole, le photographe Tato Goncalves a nommé son projet « Islamundi », autrement dit « le monde entier sur une île ». Depuis des années, il photographie des migrants venus d’Afrique, d’Inde, du Pakistan, d’Asie ou d’ailleurs. « En fait, dit-il, nous sommes tous des migrants. »

La scène culturelle de Las Palmas est tout aussi cosmopolite que sa population. Le musée canarien le plus intéressant est sans doute le « Centro Atlántico de Arte Moderno », qui met actuellement à l’honneur 25 artistes africaines. La plupart de leurs œuvres posent un regard critique sur leur société et dénoncent la discrimination à l’égard des femmes sur le continent africain.

Débarqué sur l’île il y a 20 ans, le documentariste cubain Haliam Pérez est l’un de ces nombreux migrants. Dans son dernier film, Marina, déjà projeté au festival de Las Palmas, il nous propose un portrait de sa famille de La Havane.Toutes ces influences multiculturelles inspirent aussi la compositrice et pianiste Hara Alonso. A travers ses œuvres expérimentales pour piano et instruments électroniques live, elle cherche de nouveaux sons et de nouvelles façons de jouer.

Le mot de la fin revient à l’écrivain Alexis Ravelo : « nous vivons si proches les uns des autres sur cette île qu’il n’y a pas de place pour la xénophobie et l’intolérance. »

Par Sabine Willkop

 

Hara Alonso en concert :

21 février Kanuti Gildi Saal Festival / Tallinn

25 avril NUMA circuit Festival / Tenerife

27 mai Castillo de la Luz / Las Palmas de Gran Canari

 

Conseils de lecture :

Alexis Ravelo

Les fleurs ne saignent pas

Amandine Py (traduction française)

Mirobole Éditions

ISBN : 978-2375-6101-76

Historische Gasse in Las Palmas de Gran Canaria
Historische Gasse in Las Palmas de Gran Canaria © SWR