Culture numérique

École numérique, bonne ou mauvaise idée ?

Émission du 10 décembre 2016
Des tablettes, des tableaux numériques et même des expériences en 3D, les nouvelles technologies, que nous utilisons de plus en plus au quotidien, font maintenant leur apparition à l’école. Un bouleversement qui repose sur des logiciels pensés pour améliorer la pédagogie, changer le métier d'enseignant et même l'espace de la classe. Si pour certains le numérique à la capacité d’offrir à tous les élèves un apprentissage plus attractif, plus personnalisé et en phase avec notre société, pour d'autres cette intrusion du numérique met l’école en danger. Quel est l’impact du numérique sur la qualité de l’enseignement ? Les ordinateurs vont-ils remplacer les professeurs ? L’école numérique est-elle une bonne ou une mauvaise élève ?
FutureMag - École numérique, bonne ou mauvaise idée ?
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École numérique, bonne ou mauvaise idée ?

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Pour aller plus loin...

  • Lancé en 2015 par le président français François Hollande, le label “Grande École du Numérique” regroupe plus de 225 formations ouvertes à tous sur l’ensemble du territoire français. L’objectif ? Former 10 000 individus de tous âges aux métiers du numérique d’ici 2017. Parmi ceux-ci, la moitié seront des jeunes sans emploi ni formation et un tiers seront des femmes.
  • En France toujours, le carnet de correspondance, objet scolaire emblématique, pourrait être remplacé par une application, nommée “Klassroom”. Celle-ci permet une communication instantanée entre parents et professeurs et est expérimentée depuis la rentrée 2016 dans une soixantaine d’écoles maternelles et élémentaires françaises. Si le dispositif s’avère concluant, il pourrait éventuellement être élargi aux 12 millions d’élèves qui composent ces petites classes dans l’Hexagone.
  • L’entreprise Knewton, que nous présentons dans le reportage ci-dessus, est le leader mondial de l’adaptive learning. Ce nouveau courant éducatif consiste à dispenser des formations personnalisées à chaque élève. Ainsi, la firme a mis au point des logiciels capables d’identifier en temps réel les forces et les faiblesses de chaque étudiant. L’Arizona State University (États-Unis) les utilise depuis 2011 pour ses cours de mathématiques. Résultat ? Selon le rapport du cabinet Tyton Partners, on observe une augmentation de 18% des étudiants ayant validé leur module. Le taux d’abandon en cours de semestre dans ce cours a également baissé de 47%.