Carmen Maria Vega / Les ONG font-elles le jeu des passeurs ? 

Mardi 8 août 2017
28 Minutes - Eté 2017 (22/40)
28 Minutes Trafic d’enfants : bébé, j’ai été vendue à une famille d’adoption /  Les ONG font-elles le jeu des passeurs ? 28 Minutes

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Trafic d’enfants / Migrations : Les ONG font-elles le jeu des passeurs ?

Trafic d’enfants : bébé, j’ai été vendue à une famille d’adoption /  Les ONG font-elles le jeu des passeurs ?

Bébé, j'ai été vendue par des traficants d'enfants

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Née au Guatemala, Carmen Maria Vega a été enlevée à la naissance comme près de 8000 enfants de ce pays d’Amérique centrale. Adoptée à 9 mois par une famille lyonnaise, elle grandit en bord de forêt où elle se consacre à la musique. Après un premier album éponyme Carmen Maria Vega et le single La menteuse, la jeune femme se rend en 2011 pour la première fois au Guatemala à la recherche d'informations sur sa mère.  À son retour, elle présente un deuxième album digital nommé : Du chaos naissent les étoilesEn avril 2017, elle sort un troisième album, Santa Maria. Dans celui-ci, elle revient sur son histoire personnelle, son adoption et plus largement sur sa quête d’identité.

28' reçoit la chanteuse Carmen Maria Vega.

Santa Maria sortie en avril 2017 sous le label At(h)ome

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Migrations : les ONG font-elles le jeu des passeurs ? 

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Ce matin, l’AFP rapportait que le navire d'une ONG espagnole de secours en Méditerranée était bloqué dans les eaux internationales après le refus de l'Italie et de Malte d'accueillir trois migrants libyens se trouvant à son bord. 

La situation reflète l’état de confusion qui règne autour du « code de bonne conduite »  pour les ONG qui interviennent en Méditerranée. Celui-ci, mis en place par les autorités italiennes le 1er août dernier, astreint les « bateaux humanitaires » à ne pas s’approcher des eaux libyennes, à ne pas entrer en contact avec des passeurs (y compris via signal lumineux) et à toujours naviguer avec une force de police à  son bord.

Entre le refus de coopérer des associations humanitaires et le durcissement de la réglementation européenne en Méditerranée, comment s’accorder sur la crise migratoire ? 

Pour en débattre, nous recevons Alberto Toscano, journaliste et collaborateur de la radio publique italienne Rai, Sophie Rahalporte-parole de l’association SOS Méditerranée et Claire Rodierdirectrice du Groupe d'information et de soutien des immigrés (GISTI).